Affichage des articles dont le libellé est antiquité. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est antiquité. Afficher tous les articles

14 juin 2010

Vénus anadyomène: Pompéi



Vénus anadyomène
Ier s. apr. J.-C., fresque, maison de Vénus (casa di Venere), Pompéi



Anadyomène: désignait la Vénus peinte par Apelle de Cos, le chef d'œuvre disparu de la peinture antique; du grec ἀναδυομένη, "sortant du fond (de la mer)".

Sa Vénus sortant de la mer, que l'on appelle anadyomène, a été consacrée par le divin Auguste dans le sanctuaire de son père César: ce chef d'œuvre fut surpassé par les poètes grecs dont il reçut les éloges, mais n'en fut pas moins ainsi rendu célèbre. Sa partie inférieure fut endommagée et on ne put trouver personne pour la restaurer, mais en fait cet accident même tourna à la gloire de l'artiste. La pourriture a provoqué avec le temps la destruction du tableau et Néron, pendant son principat, le remplaça par un autre, de la main de Dorotheus. Apelle avait aussi commencé une autre Vénus à Cos, pensant même surpasser la première, pourtant fameuse. Il n'en acheva qu'une partie et fut arrêté par la mort jalouse : on ne trouva personne pour continuer l'œuvre en suivant l'esquisse.
(...) Au reste Alexandre manifesta l'estime qu'il avait pour lui en une circonstance très remarquable. En effet il avait demandé à Apelle de peindre nue, par admiration pour sa beauté, sa maîtresse favorite qui s'appelait Campaspe; s'étant aperçu qu'en exécutant cet ordre Apelle en était tombé amoureux, il lui en fit cadeau (...).
Certains inclineraient à croire qu'elle fournit le modèle pour la Vénus anadyomène qu'il exécuta
.
 Pline l'Ancien, Histoire naturelle, XXXV


On pense que la fresque de la maison de Vénus à Pompéi est une copie de la première Vénus anadyomène d'Apelle.
 

9 juin 2010

Etrusques

 

Aphrodite?
v.350 av. J-C, bronze, fonte pleine, H.: 50,5 cm, découvert à Némi (Italie centrale), Musée du Louvre, Paris



Ex-votos longilignes
Type très courant en Italie centrale dès le IVème siècle av. J.-C., avec les têtes très détaillées mais le reste du corps extrêmement stylisé. Des personnages non-divins (prêtres, dévots,...) sont aussi attestés.
L'art étrusque.

14 juillet 2009

Acrobate égyptienne


acrobate
19e dyn. (v.1300 av.J.-C.), peinture sur calcaire, 10.5 x 16.8 cm, Museo Egizio, Turin



Sous les Ramsès (19e dynastie), les ostraca se multiplient. Ce sont des tessons de poterie, des éclats de calcaire sur lesquels les artistes égyptiens traçaient leurs esquisses préparatoires et croquaient de petits dessins pour se distraire. Les images ainsi figurées sont donc souvent hors-répertoire: fables animalières, scènes de chantier, danseuses rapidement esquissées,... Parfois même, le style académique est abandonné, les poitrines sont présentées de face, les cheveux volent avec le mouvement rapide de la tête. C'est tout le Zeitgeist ramesside qui est exprimé, le goût du mouvement, de la spontanéité, du baroque, avec un individualisme un peu plus marqué des artistes.